Page mise à jour le vendredi 4 juin 2021

Le nerf de la "guerre"

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Objectifs et propositions

1. Veiller au bon usage des fonds publics

Nous gardons bien à l'esprit que nous engageons des fonds publics pour remplir notre mission. Par ailleurs, nous sommes contraints financièrement nécessitant ainsi de devoir faire très attention à nos dépenses, parfois de limiter notre action ou encore de devoir trouver des solutions alternatives. D'autre part, le vieillissement des bâtiments ou encore le B.U.T. vont être sources de coûts supplémentaires.

Afin de veiller au bon usage des fonds publics, nous proposons d'être attentifs sur plusieurs points :

  1. Intégrer des réflexes qui entrent dans une démarche responsable dite du développement durable : peut-on réutiliser ? peut-on partager ? peut-on réduire ? etc.
  2. Avoir une lecture comptable et financière pour plus de de pertinence. Soyons plus transparents, soyons plus pédagogues et assumons nos choix. Nous travaillerons ainsi sur l'établissement de tableaux de bord financiers plus détaillés et sur une approche analytique des formations. Cette lecture peut permettre une meilleure allocation des ressources, de considérer des projets en devenir pour leur assurer leur financement, etc.
  3. Anticiper les dépenses surtout pour les investissements. Un plan pluriannuel c'est l'idéal, à nous de construire les outils, à nous d'engager les réflexions. Et encourageons l'Université à maintenir un dialogue de gestion dans la durée et nous permettre de raisonner dans les moyen et long termes
  4. Disposer d'un tableau partagé des besoins en matière d'achat dans les départements, dans les services : des achats en matière d'investissement et de fonctionnement. 

2. Se mobiliser dans le cadre du financement des formations avec la mise en place du BUT

Le B.U.T. entraîne mécaniquement une hausse du nombre d'étudiants et donc du nombre d'heures de cours à financer, Les parcours accentuent cette hausse du nombre d'heures. Et c'est sans compter les autres charges indirectes liées à une occupation plus importante des locaux ou encore liées à l'utilisation plus forte des équipements pédagogiques. L'Approche Par Compétences nécessite aussi des ressources supplémentaires au risque de ne pas répondre aux attentes de la professionnalisation en se limitant à des TP "classiques", plutôt théoriques éloignés de la réalité professionnelle.

 

Face à ces surcoûts logiques, nous nous retrouvons possiblement dans un "dialogue de sourds" notamment avec un Ministère qui envoie le message en direction des universités pour dire que la réforme "poussée" par les directeurs d'IUT se fera à coût constant, engagement qui aurait été pris par ces mêmes directeurs.

 

La mobilisation à notre échelle doit donc porter sur :

  1. Une connaissance précise du coût / surcoût pour l'IUT. Nous pourrons l'évaluer assez finement d'ici fin 2021 une fois que l'on aura le maximum de données avec les Programmes Nationaux pour les 3 années rédigées, avec les orientations envisagées sur les parcours, etc.
  2. Un dialogue constant avec le service financier de l'Université pour établir ces coûts et identifier les ressources correspondantes. Que veut dire coût constant ? une DGF complètement bloquée ? une DGF indexée sur le nombre d'étudiants ?
  3. Une remontée au Ministère au plus tôt des difficultés financière si elles sont confirmées. Mais avec des chiffres, avec des simulations solides. Remontées qui doivent se faire par l'Université dans le cadre des dialogues avec le Ministère de tutelle, remontées qui doivent se faire par le biais de l'ADIUT puis par les évaluations de l'HCERES, et par le biais de nos élus locaux. Sans DGF indexée sur le nombre d'étudiants a minima, il nous sera impossible de maintenir la volumétrie en capacité d'accueil, au détriments des jeunes de notre territoire mais aussi des entreprises qui ne peuvent assurer correctement leur développement sans formations solides et adaptées. Malheureusement nous pourrions nous retrouver contraints à accueillir moins d'étudiants. C'est un effet "boomerang" non souhaitable institutionnellement, socialement et économiquement mais à l'impossible, nul n'est tenu.

3. Anticiper le financement des licences professionnelles « suspendues »

Le sujet des licences professionnelles dites suspendues doit être rapidement abordé avec la présidence de l'Université. Certaines universités se sont déjà prononcées en raisonnant a priori de manière très quantitative et non qualitative.

  1. Nous devons bien identifier les licences professionnelles que nous souhaitons maintenir dans la future offre de formation de l'Université de Franche-Comté.
  2. Pour chacune d'entre elles, nous devons établir un "business plan" qui met en avant les spécificités, le niveau de demande et bien entendu les ressources qu'elles génèrent dans le cadre de la formation professionnelle

4. Veiller au financement d’EcoCampus

L'IUT est directement concerné par EcoCampus, comme l'UFR STGI, Nous devons faire preuve de vigilance sur les financements déjà obtenus et prévoir ceux qui devront l'être et sans lesquels nous serions en très grande difficulté.

Le dialogue doit être constant avec l'ensemble des acteurs, l'attention doit être portée sur la pertinence des choix opérés et nous devons travailler avec les partenaires pour la deuxième tranche dans le cadre d'un CPER (Contrat de Plan Etat Région). Le dialogue doit aussi être constant avec le service patrimoine de l'UFC et le VP en charge des Finances.

5. Se positionner sur les sources de financement sur projet

Les appels à projets sont devenus la règle pour pouvoir bénéficier de fonds complémentaires. A nous de nous inscrire dans cette "routine" et :

  1. D'anticiper au mieux par l'expression de nos projets et besoins
  2. D'être à l'affut de tout projet qui pourrait nous intéresser et permettre un apport de financement
  3. D'aider au mieux les porteurs de projet dans leur montage notamment sur la dimension financière
  4. D'impliquer les services qui pourraient être concernés et notamment le CRI (Centre de Ressources Informatiques)

Nous étudierons l'intérêt ou non d'avoir un personnel administratif dédié à cela via une partie de son service. Avec éventuellement pour tâche d'être en veille active pour trouver toutes les opportunités, etc.

6. Veiller au développement des ressources « propres »

Les ressources dites "propres", qui viennent en complément de la dotation initiale de l'Université sont indispensables aujourd'hui pour couvrir les charges de l'IUT. Ils représentaient environ 40% du total des recettes en 2020. Les  premières sources sont les fonds de la formation professionnelle concentrés principalement sur l'alternance.

 

Il nous faut donc poursuivre nos efforts dans l'alternance. Par défaut, envisager le BUT2 + BUT3 (sur 2 ans) avec des entrées supplémentaires uniquement la 3ème année, pour tous les parcours. Vérifier si l'apprentissage sur 3 ans fonctionne bien et si oui le poursuivre voire l'amplifier. 

 

Deux autres pistes sont à développer :

  1. La formation continue notamment sur les actions de formation courte. Le sujet est abordé dans le thème dédié, nous avons 5 ans pour progresser nettement sur le sujet
  2. Les dons défiscalisés et le mécénat feront l'objet d'une étude pour identifier si nous avons des leviers suffisants pour réaliser ce type de levée de fonds. Sur ce sujet le CA de l'UFC a voté en mai 2021 en faveur d'une activité de mécénat possible par FC-Innov (Femto Engineering) au profit des formations, à nous d'explorer ce sujet

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David & Valérie